Émondage MOD est fier de présenter le portrait d’athlète de Claudia Marcotte, professeure de la troupe Kiamika Country & Pop.

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2026-02-09
Par Francis Millaire

Dans la famille Marcotte, on ne marche pas avant de savoir taper du pied au rythme d’une bonne chanson country. La campagne, les chevaux, les bottes poussiéreuses et les soirées où ça virevolte dans le salon… c’est dans cet univers que Claudia a grandi. Elle se souvient encore, à cinq ans, de sa mère qui lui montrait ses premiers pas de danse, entre deux éclats de rire et un meuble déplacé pour faire de la place. La danse n’était pas une activité: c’était un héritage.

Sa mère, passionnée de danse en ligne, l’a initiée très tôt. Le Ranch El Ben, aujourd’hui fermé, était presque une deuxième maison pour elle. Aujourd’hui, les rôles se sont inversés: c’est Claudia qui enseigne à sa mère les nouvelles chorégraphies. Une belle boucle intergénérationnelle, tissée de musique et de complicité.

Claudia a compris qu’elle avait un talent particulier le jour où elle a participé à sa première grande soirée de danse à Laval. Elle ne connaissait presque aucune chorégraphie… mais les apprenait en direct, « sur le tas », comme si son cerveau avait un mode téléchargement rapide intégré. Une révélation.

Cette capacité d’apprentissage, elle l’a cultivée seule, en autodidacte. La danse en ligne évolue sans arrêt, avec de nouvelles chorégraphies chaque semaine. Pour elle, rester à jour n’est pas une option: c’est un devoir, autant comme danseuse que comme professeure. Elle veut pouvoir danser partout, avec tout le monde, et offrir à ses élèves le même sentiment de liberté.

La danse, pour Claudia, c’est plus qu’un loisir. C’est son refuge, son exutoire, son carburant. Les kilomètres de route ne lui font pas peur tant qu’ils mènent à une piste de danse. Elle a suivi des cours à Mont‑Laurier, une expérience marquante qui l’a menée à devenir enseignante en 2023‑2024. Sociable, dynamique, lumineuse, elle a sauté sur cette opportunité comme on saute dans une danse qu’on adore: sans hésiter.

Enseigner, pour elle, c’est une réussite autant personnelle que professionnelle. Transmettre sa passion, voir des gens s’ouvrir, progresser, rire… c’est ce qui la nourrit. Dans ses cours, la règle est simple: on ne se prend pas au sérieux. On danse, on rit, on se trompe, on recommence. L’ambiance est festive, un peu folle, toujours bienveillante. Claudia assume son côté lunatique et son humour spontané, et c’est précisément ce qui rend ses soirées uniques.

Elle croit profondément que tout le monde peut danser. Il suffit d’essayer, de se donner la chance. Elle est là pour guider, rassurer, enlever les doutes. Pour elle, une classe de danse, c’est une grande famille où personne ne juge personne.

Derrière la danseuse, il y a aussi la femme, la mère, l’épouse. Son mari, compréhensif et fier, soutient sa passion et garde les enfants lorsqu’elle enseigne. Il ne danse pas vraiment… mais il aime la voir danser, connaît une ou deux chorégraphies, et se laisse parfois entraîner sur la piste. « Peut‑être qu’un jour il en fera plus », dit-elle en riant. Le futur le dira.

Ses filles, elles, adorent la voir danser et regarder ses vidéos. Un jour, elles la suivront dans les événements, quand elles seront prêtes. Et Claudia a déjà hâte de partager la piste avec elles.

L’avenir? Elle le voit rempli de projets liés à la danse en ligne. Elle n’a aucune intention de ralentir. Au contraire, elle avance avec la conviction que le meilleur est encore devant elle.

Son message, simple et puissant, résume parfaitement son parcours:
« Tout le monde peut danser. Il suffit juste de commencer. »