⛳ LE CLUB DE GOLF NOMININGUE PRÉSENTE ANNE GÉNÉREUX

Le Club de golf Nominingue est fier de présenter Anne Généreux, de Nominingue, dans la chronique « Ta passion, ton histoire » du journal Au-delà du score.

Établi au cœur des Hautes-Laurentides depuis près de 50 ans, le Club de golf Nominingue est bien plus qu’un simple terrain de golf : il s’agit d’une véritable destination sportive, gourmande et touristique.

Son magnifique parcours de 18 trous, normale 72, s’étend sur près de 6 300 verges. Facile à marcher et accessible aux golfeurs de tous les niveaux, il propose de longues allées verdoyantes, des plans d’eau, des fosses de sable et de superbes points de vue sur les paysages de Nominingue.

Le complexe propose également :

⛳ Un parcours de golf de 18 trous
🏌️ Un champ et un vert de pratique
🚗 La location de voiturettes électriques
🏨 Un hôtel comprenant 19 unités confortables
🍽️ Le restaurant Le 2100, ouvert toute l’année
🎉 Des salles et des services pour les groupes et les événements
❄️ Des simulateurs de golf intérieur pour pratiquer même en hiver
🏌️‍♀️ Des ligues, des tournois et différentes activités pour les passionnés

Par son implication dans la communauté, le Club de golf Nominingue contribue au rayonnement de sa municipalité et encourage les gens d’ici qui vivent pleinement leur passion.

Aujourd’hui, le Club est heureux de mettre en lumière le parcours d’Anne Généreux, une femme de Nominingue dont la passion, la détermination et l’histoire méritent d’être racontées.

👉 Découvrez prochainement son histoire dans la chronique « Ta passion, ton histoire », écrite par Francis Millaire pour le journal Au-delà du score.

Merci au Club de golf Nominingue de soutenir les histoires humaines et sportives de notre région!

📍 2100, chemin du Tour-du-Lac, Nominingue
📞 819 278-3836 | Sans frais : 1 877 530-4653
🌐 hotelgolfnominingue.qc.ca

CLUB DE GOLF NOMININGUE
Une destination au cœur des Hautes-Laurentides, où le sport, la nature et l’accueil se rencontrent.

 

Ta passion, ton histoire

Par Francis Millaire | Journal Au-delà du score

À 38 ans, Annie Généreux ne se définit pas par une seule passion ni par un seul métier. Elle est enseignante au préscolaire, pompière, première répondante, maman, motocycliste et adepte de motocross, de planche à neige et de danse en ligne. Derrière cette impressionnante liste se trouve toutefois une seule et même femme : une personne profondément humaine, engagée et résiliente, qui refuse de laisser les épreuves lui enlever son envie de vivre.

Annie avance avec le cœur. Elle aime apprendre, essayer, se dépasser, mais surtout prendre soin des autres. Cette qualité l’accompagne aussi bien dans sa classe que sur les lieux d’une intervention.

Chaque jour, elle accueille des enfants de cinq ans qui font leurs premiers pas dans le monde scolaire. Elle devient l’un des premiers visages de leur parcours, celle qui les rassure, les encourage et leur permet de découvrir tout ce dont ils sont capables.

« Les voir évoluer à leur propre rythme est, pour moi, mon plus beau salaire », confie-t-elle.

Ces petits êtres arrivent avec leurs questions, leurs craintes et leur merveilleux émerveillement. Annie mesure pleinement le privilège qu’elle possède de pouvoir poser les premières bases de leurs apprentissages. Elle les voit grandir rapidement, développer leur confiance et célébrer leurs premières réussites.

Sa vocation pour l’enseignement trouve notamment ses racines dans sa propre enfance. Son enseignante de deuxième année avait su lui transmettre le goût de l’école et l’importance de l’effort. Les petits diplômes qu’elle lui remettait pour souligner ses réussites semblaient peut-être bien simples, mais ils avaient une immense valeur aux yeux de la jeune Annie.

Aujourd’hui, elle essaie à son tour d’être cette personne qui croit au potentiel d’un enfant.

Le courage transmis en héritage

Bien avant qu’Annie porte elle-même l’uniforme, le monde des pompiers faisait déjà partie de son histoire familiale.

Son grand-père a été chef pompier. Ses fils ont suivi ses traces, puis son père est devenu directeur du service incendie. Celui-ci compte maintenant 47 années d’ancienneté. Cette passion s’est ensuite transmise à Annie et à son frère.

Lorsqu’elle était enfant, un « téléphone rouge » se trouvait dans la maison familiale. Quand une personne avait besoin des services d’urgence, elle appelait directement chez les Généreux. Sa mère devait alors joindre les pompiers un à un à partir d’une liste téléphonique. Après les appels, la famille allait parfois observer les incendies à distance.

La petite Annie était fascinée. Elle possédait même son propre casque de pompier.

Quelques décennies plus tard, elle vient de franchir le cap remarquable de ses 20 années de service. Elle est également devenue la première femme pompière de son service.

Lorsque l’alarme retentit sur son téléphone, tout change en quelques secondes. L’adrénaline monte et Annie passe immédiatement en mode intervention. Elle est principalement conductrice et opératrice de l’autopompe, mais elle agit aussi comme pompière d’attaque lors des demandes d’entraide dans les municipalités voisines.

Derrière le sang-froid nécessaire se cache pourtant une grande sensibilité.

« Ce qui me motive profondément, c’est surtout le sentiment d’être utile et de pouvoir aider les gens lorsqu’ils en ont le plus besoin », explique-t-elle.

Depuis maintenant 11 ans, Annie agit aussi comme première répondante. Entrer dans la demeure d’une personne pendant l’un des moments les plus vulnérables de son existence représente pour elle un véritable privilège. Dans un petit village, les visages sont rarement inconnus. La personne qui a besoin d’aide peut être un voisin, un ancien client, un parent d’élève ou quelqu’un qu’elle connaît depuis toujours.

Cette proximité peut rendre certaines interventions plus difficiles, mais elle donne aussi tout son sens au mot « communauté ».

Se retrouver de l’autre côté de l’intervention

Pendant des années, Annie s’est rendue sur les lieux d’incendies pour aider des familles confrontées à l’impensable. Puis, il y a un an, elle s’est elle-même retrouvée de l’autre côté.

Sa propre maison a été ravagée par un incendie.

Pour une pompière habituée à intervenir, à analyser une situation et à aider les autres, devenir soudainement celle qui a besoin d’être soutenue a été un véritable bouleversement. Elle a alors compris, plus intimement que jamais, le sentiment de profonde impuissance que peut provoquer un tel drame.

« Notre travail ne consiste pas seulement à combattre un incendie ou à sauver des biens. Nous sommes aussi là pour rassurer, accompagner et apporter un peu de réconfort dans un moment où la vie de quelqu’un vient parfois de basculer. »

L’épreuve est loin de s’être terminée lorsque les flammes ont été éteintes. La reconstruction d’une maison, les problèmes qui surviennent en cours de route, les démarches liées aux assurances et l’interminable inventaire des biens perdus demandent énormément de temps et d’énergie.

Cet incendie s’est ajouté à plusieurs autres difficultés personnelles vécues au cours des deux dernières années. Malgré tout, Annie est demeurée debout.

Ses proches la surnomment « la guerrière ».

Ce mot ne signifie pas qu’elle ne souffre jamais, qu’elle ne doute pas ou qu’elle ne tombe pas. Il raconte plutôt sa capacité à se relever, même lorsque la vie frappe avec une force démesurée.

« Mon plus grand défi n’a peut-être pas seulement été de perdre ma maison et de la reconstruire, mais de continuer à me reconstruire moi-même à travers toutes ces épreuves, sans perdre mon envie de vivre, d’avancer et de profiter de chaque moment. »

Voilà toute la vérité d’Annie Généreux : sa force ne vient pas de l’absence de blessures. Elle vient de sa décision de continuer malgré elles.

La liberté au bout du guidon

Pour Annie, bouger n’est pas une manière de fuir la vie. C’est sa façon de l’habiter pleinement.

Depuis son enfance, elle explore le sport sous toutes ses formes : baseball, gymnastique de compétition, ping-pong, basketball, karaté, Strong, Zumba, golf, hockey, paddleboard et kayak. Elle participe aussi à des courses comme le Marathon de la Rouge, la Choco-Course, la MudGirl et le 5K Foam Fest, parfois sans préparation particulière, simplement pour découvrir jusqu’où elle peut aller.

Mais la moto et le motocross occupent une place bien particulière dans son cœur.

Toute petite, lorsqu’elle feuilletait le catalogue Sears pour choisir ses cadeaux de Noël, une motocross électrique pour enfant revenait constamment au sommet de sa liste. Ce rêve a attendu plusieurs années avant de se réaliser. Au début de la trentaine, Annie a finalement acheté sa première motocross, puis une deuxième. Quelques années plus tard, elle s’est également procuré une moto de route.

Elle a appris récemment que son père avait lui aussi pratiqué le motocross. Comme si cette passion lui avait été transmise silencieusement, bien avant qu’elle en connaisse l’origine.

Sur sa moto, Annie peut prendre la route sans destination précise et simplement se laisser porter. En motocross, elle affronte les sentiers, les roches, les racines, la boue, les montées abruptes et les descentes qu’elle croyait autrefois incapables de franchir.

Chaque obstacle surmonté devient une petite victoire.

L’une de ses sorties les plus marquantes l’a conduite jusqu’au barrage Kiamika. Sur un sentier, les arbres se rejoignent presque au-dessus du passage et forment un tunnel naturel. Lorsqu’elle traverse cet endroit, elle ressent un mélange difficile à décrire : la liberté, le calme et un profond bien-être.

Il y a aussi ces sorties moins parfaites qui deviennent les meilleures histoires : se perdre dans les bois avec un ami, s’enfoncer dans la boue du printemps, revenir avec presque plus d’essence ou connaître une petite débarque imprévue.

Annie en rit aujourd’hui, car les souvenirs les plus précieux naissent rarement d’un parcours sans obstacle.

Danser pour se retrouver

À l’hiver 2025, une nouvelle passion est entrée dans sa vie : la danse en ligne country-pop.

Ce fut une révélation.

Annie aime le défi que représente l’apprentissage de nouvelles chorégraphies. La danse sollicite sa mémoire, son oreille musicale, son rythme et sa coordination. Chaque danse maîtrisée devient une nouvelle source de fierté.

Cependant, après deux années particulièrement éprouvantes, la danse lui a surtout offert un espace pour respirer.

« Elle est devenue, d’une certaine façon, une forme de thérapie. Lorsque je danse, je me permets simplement d’être bien, de décrocher, de me laisser aller et de montrer une facette de moi que je n’exprime pas nécessairement ailleurs. »

Sur le plancher de danse, Annie ne doit pas intervenir, rassurer, enseigner ou organiser. Pendant quelques instants, elle peut simplement être elle-même. Elle peut déposer le poids du quotidien et retrouver la femme qui existe derrière tous les rôles qu’elle assume.

Sa fille Audréanne partage maintenant cette passion avec elle. Presque tous les vendredis, elles dansent ensemble. Loïc, son garçon, vient parfois les filmer et aimerait éventuellement apprendre lui aussi.

Ces soirées sont bien davantage que des pas exécutés au rythme de la musique. Elles deviennent des souvenirs entre une mère et sa fille, des moments de complicité que le temps ne pourra jamais effacer.

Une maman qui a choisi de partager ses passions

Annie est devenue mère alors qu’elle terminait son baccalauréat en enseignement. Trois ans plus tard, elle accueillait son garçon. Lorsque ses enfants avaient cinq et deux ans, elle s’est retrouvée seule avec eux.

Elle a alors dû concilier sa vie de maman monoparentale, son travail à l’école, ses fonctions de pompière et de première répondante ainsi que ses nombreuses passions. Avec beaucoup d’organisation et le soutien précieux de sa famille, elle a réussi à maintenir cet équilibre.

Sa mère a souvent répondu présente lorsqu’une alarme retentissait ou lorsqu’un imprévu survenait. Annie reconnaît que cette présence a fait une différence immense dans leur vie.

Elle n’a jamais voulu que ses passions l’éloignent d’Audréanne et de Loïc. Elle a plutôt choisi de les intégrer à ses aventures.

Lorsqu’ils étaient petits, ils la suivaient en quatre-roues pendant ses sorties de motocross. En grandissant, chacun a eu sa propre machine. Ils ont skié, puis adopté la planche à neige. Ils l’accompagnent en moto de route, jouent parfois au golf et partagent son ouverture envers les nouvelles expériences.

L’héritage familial du service incendie pourrait également connaître une nouvelle génération. Ses deux enfants ont déjà manifesté le désir de devenir pompiers. Pour Audréanne, cette idée est devenue un véritable projet : elle souhaite étudier en sécurité incendie au Collège Montmorency et rêve de devenir pompière à Montréal.

Du grand-père d’Annie jusqu’à ses propres enfants, la flamme continue ainsi de traverser les générations.

Cette année marque cependant une importante transition. Audréanne a quitté la maison pour vivre en résidence et poursuivre son parcours à la polyvalente de Mont-Laurier. Loïc a, quant à lui, fait son entrée au secondaire à Rivière-Rouge et ne fréquentera plus l’école où travaille sa mère.

Après avoir organisé sa vie entière autour de ses enfants et les avoir gardés tout près d’elle, Annie devra doucement apprendre à les laisser prendre leur envol.

Il y aura certainement un vide, mais surtout beaucoup de fierté. Car aimer ses enfants, c’est les tenir par la main lorsqu’ils en ont besoin, puis trouver la force de desserrer les doigts lorsqu’ils sont prêts à avancer seuls.

Choisir de vivre maintenant

La santé d’Annie lui impose parfois certaines limites. Les épreuves ont aussi laissé des traces. Elles lui ont toutefois appris que la vie peut basculer rapidement et que le bonheur ne devrait pas toujours être remis à demain.

L’été dernier, elle s’est offert un saut en parachute. Ce cadeau, choisi presque impulsivement, répondait à un besoin profond : sortir complètement de sa zone de confort, ressentir l’adrénaline et se prouver une fois encore qu’elle était capable d’aller au-delà de ses peurs.

Cette expérience résume assez bien sa façon d’avancer. Lorsqu’une occasion la fait vibrer, Annie préfère se demander « Pourquoi pas? » plutôt que « Pourquoi? ».

Elle rêve maintenant de prendre davantage de temps pour elle et de découvrir le monde en voyageant dans plusieurs pays. Pour une femme qui a si souvent veillé sur les autres, apprendre à prendre soin d’elle-même représentera peut-être sa prochaine grande aventure.

Lorsqu’on lui demande quel mot la décrit le mieux, Annie répond sans hésitation : résiliente.

Le mot est juste, mais il ne raconte pas tout. Annie est aussi une femme de cœur, une mère présente, une enseignante attentionnée, une intervenante courageuse et une passionnée qui transforme chaque peur surmontée en victoire.

Son histoire nous rappelle que la résilience n’est pas seulement la capacité de survivre aux tempêtes. C’est aussi celle de retrouver le goût de danser après avoir pleuré, de remonter sur sa moto après être tombée et de continuer à aimer la vie après avoir vu une partie de la sienne partir en fumée.

Aux femmes qui hésitent encore à essayer un sport, à exercer un métier traditionnellement masculin ou simplement à sortir de leur zone de confort, Annie adresse un message rempli de vérité :

« Il ne faut pas hésiter. On n’a qu’une seule vie à vivre et je crois qu’on doit la vivre pleinement. Il faut oser faire ce qui nous fait vibrer. »

Elle sait que le chemin ne sera pas toujours facile. Il y aura des peurs, des doutes et des obstacles. Mais elle sait également que derrière chacune de ces barrières peut se cacher une force que l’on ignorait posséder.

Annie Généreux ne réussit pas toujours tout du premier coup. Elle tombe parfois, comme tout le monde. Mais elle se relève, apprend et continue d’avancer.

Sa devise résume d’ailleurs merveilleusement son histoire :

« Vise la lune. Même si tu la rates, tu atterriras parmi les étoiles. »

Annie a connu le feu, les chutes et les recommencements. Pourtant, elle continue de viser haut, d’aimer profondément et de vivre intensément.

Parce qu’à ses yeux, le bon moment pour être heureuse n’est pas demain.

Le bon moment, c’est maintenant.