🏒 PORTRAIT D’ATHLÈTE DU JOUR 🏒

Une présentation de Kanatrac

Le directeur de la succursale de Mont-Laurier, Brandon Brunet, se joint à l’ensemble de son équipe pour souhaiter un joyeux temps des Fêtes à toute leur précieuse clientèle 🎄✨

Dans le cadre de ce portrait, Kanatrac est fier de souligner le parcours et l’engagement de Nicolas Constantineau, hockeyeur et arbitre, originaire de Notre-Dame-de-Pontmain, qui poursuit maintenant son aventure du côté de Boissière, en France 🇫🇷.

Un bel exemple de passion, de persévérance et de dévouement envers le hockey, ici comme à l’international. 👏🏒

Au-delà du score, ce sont les parcours humains qui méritent d’être mis en lumière.

 
2025-12-22
Par Francis Millaire

Il y a des parcours qui ne se racontent pas seulement en statistiques ou en trophées. Celui de Nicolas Constantineau est tissé d’émotions, de souvenirs gravés dans la glace et de liens familiaux indélébiles. Originaire de Notre-Dame de Pontmain, Nicolas a grandi dans l’univers du hockey à Mont-Laurier, là où les Draveurs ont été ses premiers repères. C’est là qu’il a enfilé son premier chandail, les yeux brillants et le cœur plein de rêves.

Le but d’une vie

Parmi les souvenirs marquants, un instant brille comme une étoile dans sa mémoire : son unique but au Junior Majeur, inscrit au Colisée Pepsi contre les Remparts. Ce n’était pas qu’un but. C’était un moment suspendu, un cri de joie partagé avec son frère dans les estrades. Un fragment d’éternité.

Les Montagnards et l’esprit d’équipe

La saison inaugurale avec les Montagnards de Sainte-Agathe Junior AAA reste gravée dans son cœur. Une équipe d’expansion, traitée comme une formation professionnelle, où il a rencontré des figures marquantes comme Pascal Gréco, Sylvain Beauchamps et Mario Therrien. Ce fut une époque de camaraderie, de respect et de passion.

Le hockey comme passeport de vie

Le hockey lui a appris que rien n’est écrit d’avance. Il faut travailler, saisir les opportunités, croire en soi. Ce sport l’a mené jusqu’en France, où il a trouvé bien plus qu’une patinoire : il y a rencontré Emmeline, fondé une famille, et construit une nouvelle vie.

Boissières : un nouveau chapitre

Installé dans le sud de la France, à Boissières, Nicolas a troqué les hivers québécois pour le soleil du Gard. L’adaptation n’a pas été sans défis — notamment celui de l’accent québécois qui faisait sourire ou répéter — mais il a su faire sa place, avec humour et résilience.

Et le hockey ? Il est toujours là, omniprésent. Entre les entraînements, les matchs seniors, l’arbitrage, et la vice-présidence du Nîmes Hockey Club, la glace n’a jamais quitté son quotidien. Même Emmeline est de la partie, formant avec Nicolas un duo passionné et engagé.

L’arbitrage : servir le hockey autrement

Quand une équipe en France l’a retranché, Nicolas n’a pas quitté le hockey. Il a simplement changé de rôle. De joueur, il est devenu arbitre, poursuivant une vocation amorcée au Québec sous Nelson Ethier. Ce qu’il aime ? Être sur la glace, partager la passion, contribuer au sport qu’il aime.

Ce qu’il trouve difficile ? Les réactions injustes, les insultes, les incompréhensions des règles. Il défend avec ferveur le respect du corps arbitral, essentiel au développement des jeunes officiels.

Son expérience de joueur lui donne un “Hockey IQ” précieux, une capacité à anticiper, à comprendre les dynamiques, à prendre les bonnes décisions. Un atout qui fait de lui un arbitre respecté.

Une famille soudée par le hockey et l’amour

Avec Emmeline et leur fille Aria, Nicolas vit un quotidien rythmé par les horaires sportifs. L’hiver est une course planifiée au millimètre, où chaque soir est orchestré entre entraînements, matchs et arbitrage. Le lundi est leur seul soir de répit, un moment sacré.

L’été, c’est la douceur retrouvée : piscine, repas entre amis, soirées détendues. Aria, du haut de ses deux ans, montre déjà une belle énergie. Elle réclame la glace, même si elle préfère encore les bras de ses parents à ses propres patins. Mais qu’importe : elle trouvera sa voie, et ses parents seront là pour l’encourager.

Une famille élargie, un soutien indéfectible

Les parents de Nicolas (Manon Gariepy et  feu Yvan Constantineau) et son frère Alexis ont été bien plus que des spectateurs : ils ont été les piliers de son parcours. Des sacrifices, des encouragements, une présence constante. Son frère, toujours derrière lui, dans le sport comme dans la vie. Et autour d’eux, une constellation de proches — France, Daniel, Vanessa, Marie-Hélène — qui ont formé son premier fan club, son cercle de confiance.

Ce que Nicolas dirait au jeune garçon des Draveurs

« Travail, travail, travail. Ne laisse personne te dire que tu n’y arriveras pas. Chaque échec est une chance de revenir plus fort. »

Fierté et projets

Sur la glace, il garde en mémoire les provinciaux Midget CC avec Bizz, une saison extraordinaire. Comme arbitre, il est fier de ses trois mondiaux senior groupe A et du match d’ouverture au Nokia Arena en Finlande.

Mais sa plus grande fierté, elle est ailleurs : dans les amitiés tissées en France, dans la famille qu’il a bâtie, dans les sourires d’Aria, dans les projets à venir pour leur maison, leur cour, leur avenir.

Le rêve continue

Les Jeux Olympiques ont été un rêve. Aujourd’hui, c’est le bonheur familial qui guide ses pas. Passer plus de temps avec ceux qu’il aime, continuer à vivre sa passion, transmettre ses valeurs. Nicolas Constantineau est bien plus qu’un athlète : il est un bâtisseur de liens, un amoureux du hockey, un homme de cœur.